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Le texte de Patrick Merot, Trace du maternel dans le religieux, conclut à l'importance pour toute construction psychique subjective de distinguer entre le dégagement par rapport au maternel comme processus identificatoire (le passage de la mère au père), et l'effacement du maternel. Que faut-il entendre par maternel ? C'est la question qui est posée dans chacun des trois rapports : la relation à la mère, les soins spécifiques prodigués par celle-ci en tant qu'objet ou/et partie de l'environnement au moyen de l'action spécifique issue de cette relation, une fonction maternelle qui se distinguerait, tout en agissant en synergie avec elle, de la fonction paternelle ? S'agit-il de la maternité, c'est-à-dire de cette transformation biologique et psychique survenant dans la vie d'une femme à partir du moment où elle porte un enfant et devient mère ? Ou bien « le » maternel, en tant que substantif, ne s'inscrit-il pas plutôt comme une catégorie, une entité psychique, un schème se raccordant aux phantasmes originaires ? Certains auteurs (Guy Rosolato)1 considèrent le phantasme de retour au sein maternel comme l'un des phantasmes originaires, retrouvés universellement chez tout sujet et dans toutes les cultures humaines. Le maternel serait alors cette entité fantasmatique qui, surplombant pour tout sujet de façon inconsciente l'existence humaine, la constitue comme spécificité d'une origine (voir le célèbre tableau de Gustave Courbet L'origine du monde exposé au musée d'Orsay) et la renvoie au fait que nous sommes tous issus du sexe maternel. S'il doit être considéré comme faisant partie du système des