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L'adjectif substantivé « le maternel » est distingué du paternel au sein du parental. Il désigne des compétences, des fonctions, des qualités de sorte qu'une femme et même une mère peut être ou non maternelle, tandis qu'un père peut l'être. En psychanalyse, il s'agit d'une imago, d'un type de relation d'objet, de transfert et de contre-transfert, de folie aussi. Les pathologies de la maternalité instruisent la clinique du maternel en en dramatisant les enjeux, mais la biologie d'une part (procréation médicalement assistée), la culture et l'évolution culturelle d'autre part, ne sont pas sans incidence sur la pensée psychanalytique. Les figures de la mère engagent toujours l'ordre des valeurs, donc l'idéalisation, les croyances et les idéologies dans des rapports divers, conjoints ou disjoints, avec les figures de la femme.
Une freudologie précise interroge les lacunes de l'œuvre de Freud au sujet du féminin et du maternel (dans l'article fondateur de 1931, il ne s'agit que de l'enfance du féminin). Leur présence dans les cas cliniques rapportés est plus grande que celle qui leur est laissée dans les théorisations, ce qui ouvre un champ étendu de réflexion (les relectures de Hans, de Dora, de Léonard, de Schreber, etc.). Il est clair que Freud ne voulait pas de la dimension mystique du Romantisme germanique sans pouvoir y échapper totalement.
Après Freud, les modèles du développement se sont beaucoup enrichis, au prix de l'hybridation de la psychologie et de la métapsychologie et d'un effet constant de désexualisation.