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Ne pouvant cerner les multiples figures de la femme, de sa féminité, de sa sexualité, et celles non moins nombreuses de la mère, de la maternité et du maternel, j'ai centré mon propos sur le trajet et les sources de l'envie au féminin qui, dans son excès, pourrait faire obstacle à l'accès au maternel.
Précédant la mère, il y a la femme. Son féminin ou sa féminité ont été l'objet de constructions théoriques variées, souvent en désaccord d'un auteur à l'autre et parfois même contradictoires chez un même auteur. Le féminin, le maternel n'ont pas de genre déterminé et sont, sous des formes certes différentes, présents dans les deux sexes. Pourtant, un glissement s'opère souvent et conduit à faire coïncider féminin/maternel avec femme et féminité.
« Qui est l'homme », « que veut l'homme » sont des questions rarement soulevées. Est-ce parce que la réponse est évidente ou bien parce que son évitement est signe de prudence ? Ou encore cette absence d'interrogation estelle due au fait que toute théorisation sur la femme ayant d'abord été l'affaire des hommes, la figure paradigmatique de l'autre s'est incarnée dans le féminin.
« Je ne sais encore absolument pas quoi faire avec le xxx féminin » écrit Freud à Fliess le 5 novembre 1899. Il fait précéder le mot féminin par trois croix semblables à des croix mortuaires. Cette précaution calligraphique s'est- elle imposée par la nécessité superstitieuse de conjurer le mauvais augure qui serait associé au féminin ?
Mauvais présage redouté dès la question originelle : « Pourquoi la création de la femme ? »
Les versions mythiques diffèrent, mais ont en commun, qu'elle fut créée à la demande de l'homme et que sa conception porteuse de fécondité mais aussi de mort fut pour lui, de façon répétitive décevante, conflictuelle et ne répondit