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Ces quelques réflexions prolongent deux temps forts des rapports et du Congrès : le commentaire de l'Esquisse de Patrick Merot qui fait de l'autre, le Nebenmensch, le premier organisateur de la psyché de l'enfant et le récit clinique de Christine Anzieu-Premmereur de sa patiente Sylvie, enceinte au début de la psychothérapie.
Mon intention est de souligner l'intérêt d'une mise en perspective psychanalytique de ce passage d'avant à après la naissance pour les parents et le fœtus/bébé. Dans la filiation du Freud d'Inhibition, symptôme et angoisse et de son commentateur Bion2, du Winnicott de La Nature humaine et des enseignements de Soulé, la proposition d'une relation d'objet utérine virtuelle tente ici de donner un cadre conceptuel psychanalytique à l'archéologie prénatale de la situation anthropologique fondamentale.
Plongé dans le désarroi (« le désaide initial », « l'impuissance originelle »), le nouveau-né accède donc à l'expérience de satisfaction avec « l'action spécifique » de « l'être-humain-proche ». « Ce n'est pas la personne, mais la fonction qui importe parce que la personne n'est pas alors constituée comme telle » commente P. Merot (p. 107) en enrichissant sa lecture de l'Esquisse de son prolongement en 1926 où, pour Freud, la mère n'est encore pas un objet pour le fœtus/nouveau-né à la naissance.