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Si Patrick Merot a pu relever des « traces du maternel » dans l'élaboration freudienne du religieux, il est apparu au cours du Congrès à quel point le religieux recèle beaucoup plus que des traces de maternel et qu'il faut sans doute envisager le maternel comme l'une des sources du religieux. Par ailleurs, les développements du Congrès laissent entrevoir que nous n'en avons jamais fini avec le processus de séparation du maternel, ce que la clinique analytique montre de multiples façons, qu'il s'agisse du maternel de l'action spécifique, du maternel sauvage ou de ce qui vient au fondement du religieux. Que le religieux soit un besoin ou un refus, il surgit dans le transfert souvent de façon totalement inattendue. D'où cette proposition d'une illustration clinique de ces problématiques complexes, dans lesquelles les différents fragments du maternel sont à l'œuvre.
À propos de Lucia, P. Merot parle de « la prégnance d'un traumatique originel qui prenait les habits de l'Œdipe. Le maternel comme palimpseste du paternel »1. C'est très précisément l'un des aspects de la cure de David, qui m'a donné du mal : il se débattait dans une problématique incestueuse envahissante et annihilante, dissimulée derrière une coloration œdipienne d'apparence un peu particulière, mais en fait assez banale.
Cette analyse s'est faite en deux temps. Le premier a duré cinq ans : David se sentant redevenu « opératoire » l'avait assez brutalement interrompu. Le deuxième temps a repris quinze ans après et dure maintenant depuis huit ans.
Lors du premier entretien, David avait présenté sa famille comme une famille catholique pratiquante, bourgeoise, libérale de gauche, construite depuis