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C. Anzieu-Premmereur a repris, en ouverture de la présentation orale de son rapport, ce lapsus signifiant de l'imprimeur sur son titre, qui portait avec force la marque de la matière ou de la substance charnelle du maternel. Il ne manquera pas de laisser la trace, comme elle l'a souligné, du retour d'un refoulé du maternel marqué dans sa chair, du corps biologique non dissociable, non distinguable du corps érotique. La matière brute, animale, violente, dont la crudité est refoulée, nous sera restituée par Julia Kristeva dans l'intensité de son film Reliance sous-titré De l'érotisme maternel. Un film qui effracte et fait violence tant se mêlent et se subliment des images « flash » de vie et de mort, multiples fragments de l'in-visible d'un pulsionnel tour à tour ou simultanément destructeur, sexuel et tendre, ou érotique et mortifère, aperçus-choc d'un refoulé aussitôt entrevu, aussitôt expulsé hors du champ du conscient identifiable et nommable.
Je vais donc commencer par reprendre le titre initial du rapport de C. Anzieu-Premmereur : Fondements maternels de la vie psychique, un titre qui nous invite à une réflexion sur ce qui fonde le maternel et sur ce qu'il fonde. Autrement dit, sur le maternel aux origines de notre vie psychique en même temps que sur l'origine du maternel en chacun de nous. En effet, en privilégiant ces questions essentielles, fondamentales, c'était bien naturel qu'elle choisisse un terme d'architecture pour désigner cette base sur laquelle l'édifice est construit et à quoi il doit sa solidité et sa validité. Une base, un appui, un support, les fondations de l'être, « le fond, écrit-elle, sur lequel nous appuyons notre sentiment d'exister, nos rêves et notre pensée ». Elle fait donc du maternel un élément essentiel pour la construction de notre vie psychique. Mais ce terme est aussi à entendre dans le sens étymologique latin fondare, qui