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La problématique du « maternel », en psychanalyse, implique d'emblée une ambiguïté dans sa définition même comme il apparaît dans les rapports du Congrès sur ce thème. Parle-t-on, en effet, quand l'on se réfère à cette question, à « l'objet » maternel - un objet interne, externe ? À une « imago » partielle, totale ? Ou à la « fonction » maternelle comme semble l'induire le titre du Congrès sous le substantif « le maternel » ? Et doit-on affirmer, comme le fait P. Merot dans son rapport, que « le maternel n'est pas l'apanage des mères » ? La question fait débat et c'est le grand mérite des rapports de cette année, de nous interroger sur cet ombilic du maternel, à l'abri des présupposés convenus sur « la mère ».
La question soulève plusieurs axes de réflexion et l'on peut penser que l'une des difficultés pour cerner « les formes » du maternel provient des remaniements métapsychologiques engagés dans les années 1920 qui tendent à changer la donne du jeu pulsionnel vers un recentrage sur le « couple pulsion/objet » comme le souligne A. Green dans ses différents travaux à ce sujet. L'objet, défini en 19151 comme contingent et interchangeable dans son essence, devient ainsi, progressivement un objet singulier, unique, pour la croissance psychique du sujet en devenir complexifiant ainsi la métapsychologie du fantasme par une métapsychologie des limites - limites entre le dedans et le dehors, limites entre soi et l'autre avec les risques mélancoliques que la perte que cet objet-là peut