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« Je demandais à Hans sur un ton de plaisanterie si ses chevaux portaient binocle, ce qu'il nia, puis si son père portait un binocle, ce qu'il nia aussi contre toute évidence; je lui demandais si par le noir autour de la “bouche”, il voulait dire la moustache, et je lui révélai alors qu'il avait peur de son père justement parce qu'il aimait tellement sa mère. Il devait, en effet, penser que son père lui en voulait de cela, mais ce n'était pas vrai, son père l'aimait tout de même, il pouvait sans aucune crainte tout lui avouer. Bien avant qu'il ne vînt au monde, j'avais déjà su qu'un petit Hans naîtrait un jour qui aimerait tellement sa mère qu'il serait par la suite forcé d'avoir peur de son père et je l'avais annoncé à son père. » S. Freud*1
À la séance du 12 mai 1909 de la Société psychanalytique de Vienne, Freud déclare : « Nous ne comprenons tout simplement pas les enfants, et c'est seulement depuis Hans que nous savons ce qu'un enfant pense. » Reitler, présent, incrimine les parents en affirmant que « des erreurs ont été commises dans son éducation, qui ont été responsables de sa névrose ». Max Graf, le père du petit Hans, se défend en soulignant que Hans aurait eu « une forte prédisposition sexuelle qui a éveillé un besoin précoce d'amour ». Il s'est, poursuit-il, « trop fortement attaché aux parents ». Freud souligne alors la forte prédisposition de l'enfant à la sexualité, facteur plus important que les erreurs parentales commises.
Ainsi, le sexuel infantile est, dès 1909, posé dans la genèse de la névrose de l'enfant avec le destin que l'on sait, tandis que l'environnement dans sa