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Dans la note introductive, Susanne Kitlitschko présente les travaux sur la délinquance et la perversion de Mervin Glasser (1928-2000). Membre de la Société britannique de psychanalyse, celui-ci a dirigé pendant longtemps la Portman Clinic à Londres, un centre de recherche et de consultation pour des patients délinquants et criminels. Il défend l'idée que la destructivité contribue de façon déterminante à l'étiologie de la perversion.
Son article intitulé « À propos du rôle de l'agression dans les perversions » est, selon les éditeurs, un classique qui a déjà plus de trente ans. Les concepts théoriques de Glasser, par exemple sur les origines de la destructivité (instinctuelles et/ou pulsionnelles), ne sont pas univoques et sont parfois ambigus; pourtant, ce texte est toujours d'actualité malgré ses concepts différents des nôtres, parce que Glasser s'interroge sur des problèmes toujours actuels, et le travail clinique qu'il nous présente est très intéressant.
Par ses vignettes cliniques, Glasser met en lumière les multiples facettes de l'agression et de la perversion. Dans ce qu'il appelle une « véritable perversion », la sexualisation de l'agression et les pratiques perverses dominent toute la personnalité. Dans le sadisme, le lien à l'objet est essentiel, dit-il, et il analyse la qualité de l'objet dans chaque acte agressif. Il constate que beaucoup de ses patients délinquants et criminels avaient des pratiques sexuelles perverses. Son hypothèse est que la violence chez les patients délinquants est au service de leur instinct d'autoconservation. Il explique que ces patients souffrent d'une défaillance, d'un manque d'homéostasie psychique. Tout ce qui entrave ou menace leurs besoins vitaux d'homéostasie déclenche leur agression dans le but de supprimer l'obstacle, au risque de la mort de l'objet. Dans l'agression comme dans le sadisme, le pouvoir et le contrôle jouent un rôle important, mais la place de l'objet est différente dans les deux phénomènes. Le sadique a bes