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Dans « À la recherche de l'objet endeuillé chez l'obsessionnel : étude clinique » (p. 117-133), Claire Cripwell, de Londres, travaille dans la double perspective de montrer comment l'on trouve souvent, sous la défense obsessionnelle, une problématique dépressive inconsciente que les travaux de Bion permettent tout particulièrement d'aborder. Ce texte présente, tout d'abord, une synthèse très claire des travaux consacrés à la névrose obsessionnelle depuis Freud. Puis, dans sa seconde moitié sont reprises et commentées deux séances issues de la troisième année d'analyse d'un patient obsessionnel (cinq séances hebdomadaires, sur le divan). La perspective théorique montre bien que l'approfondissement de la théorie a permis de passer de la notion d'un conflit inconscient (Freud : régression, fixation anales; sévérité du surmoi; développement précoce du moi…) à celle d'un système de défense qui constitue un rempart et une tentative de maîtrise érigée contre toute menace, quelle qu'elle soit, du sentiment de perte de son existence psychique par le sujet, voire de sa destruction psychotique (Glover, Knight, Klein, Saltzman…). Mais c'est surtout chez Klein et Abraham que l'on trouve de fait le lien entre dépression et obsession. Pour Abraham, la ligne de démarcation passe entre les deux stades du stade anal. Dans le premier sous-stade, le sujet lutte surtout contre la menace de perte de l'objet (obsessionnalité avec prédominance du désir de conserver l'objet) et dans le second, c'est la haine et le souhait de se débarrasser de l'objet qui se manifestent surtout (mélancolie avec perte de l'objet). Mais dans les deux cas, on voit que la problématique de perte de l'objet réunit les deux pathologies et que les mécanismes d'attaque- réparation-récupération de l'objet sont omniprésents (Klein). Encore faut-il remarquer que Freud lui-même avait noté le lien névrose obsessionnelle-dépression, par exemple, en notant bien que les premières communications de « L'Homme aux rats