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« Après l'analyse… » a été publié en 1938, mais le contenu de ce texte est intemporel. C'est un mélange vivifiant de sagesse psychanalytique, de franchise, de réalisme pratique, de cynisme, d'empathie, de compréhension analytique et d'appartenance au monde désabusée, tempérée par une touche de solidarité envers les analystes confrontés à un nombre considérable de patients qui attendent beaucoup trop de l'analyse. Comme le note Schmideberg, non seulement les patients tombent dans ce piège, mais aussi les analystes.
À Londres, en 1938, de profonds désaccords à la fois théoriques et personnels se développent au sein de la Société britannique de psychanalyse, opposant la branche anglaise à celle viennoise du mouvement psychanalytique (connues sous le nom de « kleiniens » et de « freudiens »), et c'est dans cette atmosphère que ce texte de la seule fille de Melanie Klein est apparu comme scandaleusement antikleinien93. Schmideberg l'a d'abord lu en février 1937 à la Société britannique où il a été perçu comme une attaque directe contre sa mère. Ces désaccords théoriques, auxquels s'ajoutaient les voix des analystes continentaux - en particulier celle d'Anna Freud qui, fuyant Vienne, est venue à Londres en 1938 - ont finalement amené aux célèbres Controverses Anna Freud-Melanie Klein (King et Steiner, 1991 [1996]).