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Ce livre, qui vient de paraître, est préfacé par Raymond Cahn, lequel, auteur de La Fin du divan (2002, Odile Jacob), recommande vivement Cet autre divan : « Avant d'être sujet du langage, le sujet de la psychanalyse est celui de la chair. »
Après un préambule, M. Dechaud-Ferbus va développer largement ce point de vue tout au long de son excellent ouvrage. Elle fait d'abord l'historique (p. 13-41) des thérapies corporelles du psychisme. Depuis l'antiquité sont utilisées l'hydrothérapie et l'hypnose, et Freud a pratiqué cette dernière avant d'inventer la psychanalyse, mais cette découverte ne l'empêcha pas de se servir du perceptif (p. 169-175) en touchant ses patients ou en se servant comme médiation des statuettes décorant son cabinet, voire en en faisant toucher une à un patient. Ferenczi, en 1939 préconisait pour certains cas la relaxation (Principe de relaxation et néocatharsis). Puis Schultz, de Berlin, proposa en 1958 une technique de relaxation, le « training autogène » où la suggestion jouait un rôle essentiel et sa méthode fut introduite en France par Durand de Bousingen. J. de Ajuriaguerra, en 1960, reprit ce modèle pour ces patients dans une tout autre perspective en utilisant l'état du tonus musculaire comme un mode de relation qui varie suivant le type de personnalité;