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Stefano Bolognini est connu dans le monde de la psychanalyse pour ses travaux au style direct, compréhensible et sensible qui « prennent vie » à travers des vignettes cliniques en parfaite harmonie avec des contenus théoriques. S'intéressant depuis toujours à l'empathie en tant qu'instrument interpsychique, il utilise l'expression « passages secrets » pour identifier les connexions entre le préconscient et l'inconscient souvent nécessaires pour pouvoir progresser dans le travail d'analyse. Sans se réfugier dans une orthodoxie stricte de la pensée freudienne, il recourt aux approches de différentes écoles pour s'adapter aux besoins cliniques de son patient. Aujourd'hui, en effet, l'analyste, comme le reconnaît également Gabbard dans l'un de ses précédents travaux (D. Gabbard, 2003) mais aussi dans la préface (« aujourd'hui nous voyons la psychanalyse comme un chœur à plusieurs voix »), doit être ouvert à une écoute « polyphonique » du savoir psychoanalytique.
Dans cet ouvrage, Bolognini revisite certains de ses précédents écrits en traçant une voie depuis l'« antichambre » de la relation interpsychique jusqu'à la découverte et la création d'un espace mental partagé, où analyste et patient peuvent coexister et où peut naître une rêverie, présupposé fondamental pour traiter les patients complexes chez qui les limites entre l'interpsychique et le « transpsychique » se confondent souvent. L'auteur, en effet, utilise le terme « transpsychique » pour identifier le type de contact où l'individualité disparaît et où les aspects mentaux de l'un envahissent violemment ceux de l'autre.