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Si des attaques sont à nouveau portées depuis quelques années contre la psychanalyse, décidément toujours subversive, la violence, la mauvaise foi et les manœuvres de désinformation malveillantes mises récemment en jeu pour exclure la psychanalyse de toute intervention auprès des enfants et adultes autistes nous ont sidérés. De même, l'efficacité médiatique et la reprise politique de ces attaques posent question. Au-delà de la psychanalyse, c'est toute une tradition humaniste française de la pédopsychiatrie qui est réfutée, alors même que la protection du malade mental a régressé de quelques siècles sous le coup de lois sécuritaires itératives. L'imposition par les autorités sanitaires françaises de la classification internationale des maladies inspirée du DSM américain a de plus abrasé des différences psychopathologiques essentielles entre les psychoses et les autismes infantiles. Au-delà des naïvetés des psychanalystes des années cinquante - qu'il nous faut examiner - et des caricatures - à corriger -, les psychanalystes modernes ont reconnu la souffrance et les terreurs particulières des états autistiques, ainsi que la douleur des familles. Ils prennent en compte le corps et les déterminations génétiques complexes qui entravent le développement et l'accès à la relation aux autres. Ils ont remis en cause leurs compréhensions et pratiques thérapeutiques, et s'attaquent à l'enjeu essentiel de la compréhension de la construction psychique humaine et à l'accès à une authentique symbolisation en confrontant leurs travaux aux autres recherches.
Que la Haute Autorité de Santé1 entérine ces attaques et ne juge valides que des thérapies de conditionnement - ne visant que des symptômes