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Dans « Quelques types de caractère dégagés par le travail psychanalytique » (L'Inquiétante Étrangeté et autres essais, 1916 d), à la fin de la section consacrée aux criminels par conscience de culpabilité, Freud écrit : « Un ami m'a fait ultérieurement remarquer que le “criminel par sentiment de culpabilité” était également connu de Nietzsche. La préexistence du sentiment de culpabilité et sa rationalisation par le recours à l'acte transparaissent dans les discours de Zarathoustra “Du pâle criminel”. Remettons-nous-en à la recherche future du soin de décider combien de criminels sont à compter parmi ces “pâles criminels”. »
Vous ne voulez point tuer, juges et sacrificateurs, avant que la bête n'ait hoché la tête ? Voyez, le pâle criminel a hoché la tête : dans ses yeux parle le grand mépris.
« Mon moi est quelque chose qui doit être surmonté : mon moi, c'est mon grand mépris des hommes. » Ainsi parlent les yeux du criminel.
Ce fut son moment suprême, celui où il s'est jugé lui-même : ne laissez pas le sublime redescendre dans sa bassesse !
Il n'y a pas de salut pour celui qui souffre à ce point de lui-même, si ce n'est la mort rapide.
Votre homicide, ô juges, doit se faire par compassion et non par vengeance. Et en tuant, regardez à justifier la vie !
Il ne suffit pas de vous réconcilier avec celui que vous tuez. Que votre tristesse soit l'amour du Surhumain, ainsi vous justifierez votre survie !
Dites « ennemi » et non pas « scélérat »; dites « malade » et non pas « gredin »; dites « insensé » et non pas « pécheur ».