You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je serai toujours reconnaissante à mes aînés d'avoir permis à leurs collègues débutants de traiter avec compétence des situations aussi difficiles. Il m'est toutefois arrivé de me rendre compte qu'ils pouvaient eux aussi se tromper ! Peu après mon arrivée à la clinique Portman, pressée d'avoir autant de patients difficiles que possible, un jeune homme m'a été confié; séduisant, récemment marié, il présentait une perversion sexuelle apparemment peu courante. Celle-ci, m'avait-il dit, l'amenait à se servir de vêtements de caoutchouc complexes dont il recouvrait entièrement son corps, y compris sa tête et ses membres, afin de créer une isolation sensorielle presque totale; alors, dans l'incertitude de pouvoir survivre, il atteignait l'orgasme. Si quoi que ce soit se passait mal, il était confronté à la mort. J'ai accepté de relever ce défi thérapeutique, non sans une certaine peur et quelques inquiétudes, mais avec également une grande curiosité d'en savoir plus. Je n'avais que trop conscience de l'insuffisance de mes connaissances sur le sujet. Dans ma quête d'informations, je faisais preuve à la fois d'audace et de prudence modérée. Ainsi, un samedi après-midi où je faisais mes courses pour la semaine à Soho, j'ai décidé d'entrer dans un sex-shop afin d'en savoir plus sur la qualité du caoutchouc que mon patient désirait. À mon grand étonnement, j'ai découvert que cette matière était très différente de celle que j'imaginais et dont on se sert pour les sports sous-marins : ce caoutchouc formait une fine couche, comme une seconde peau, à porter à même le corps. De façon inattendue,