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Les secrétaires scientifiques et les membres des comités du Congrès des psychanalystes de langue française ont souhaité évoquer un grand absent, André Green, pour rendre hommage à son indéfectible présence au CPLF, à l'importance de son investissement lors du Congrès et, bien sûr, à la richesse de ses apports et à leur effet stimulant aussi bien sur les intervenants que sur les congressistes. Nous allons ici rappeler quelques jalons de son œuvre associés au CPLF et les liens passionnés, passionnels parfois, qui émaillèrent sa participation à la vie scientifique des congrès depuis 1960.
Sa première intervention en plénière date en effet du 21e Congrès, il y a 52 ans, à Rome. Son thème « Dépersonnalisation et relation d'objet » engageait son premier analyste Maurice Bouvet. En fin connaisseur de sa créativité essentielle à l'époque, Green souligna l'importance des travaux de son premier inspirateur auquel il ne cessa, comme Michel de M'Uzan, de rendre hommage sa vie durant. L'année suivante, à Paris, c'est la source lacanienne de sa pensée qui apparaît dans un congrès sur les identifications avec ses réflexions sur « Le corps imaginaire». Green témoignait déjà de son désir de faire une œuvre originale, mais toujours respectueuse des influences dont il s'était nourri.
Dans ses multiples interventions aux Congrès, il savait faire connaître ses convergences comme ses divergences avec les collègues dont il commentait toujours la démarche et la pensée. Ainsi, son intervention de 1966 sur le rapport de René Diatkine « Agressivité et agression… » témoignait déjà de son attachement au concept de pulsion de mort. En revanche, son mutisme au congrès suivant sur « La perspective génétique en psychanalyse » traduisait son désaccord profond avec les partisans de l'Ego-psychologie. De même, en s'abstenant d'intervenir au Congrès de 1971 sur l'Idéal du moi dont Janine