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Le métier de psychanalyste est rapidement devenu un objet de fortune pour les médias. La curiosité et l'esprit de concierge, mêlés à quelque odeur de soufre et d'alcôve, participe au circuit de l'offre et de la demande. Mais la véritable scène primitive attractive et suscitant ce marché est à référer à la logique de la poule aux œufs d'or. Les objets mentaux et physiques, les capacités intellectuelles, imaginatives, sensorielles et sensuelles, les dons et les talents, la beauté, et bien sûr la jeunesse, en fait l'ensemble des propriétés et qualités humaines, dont les processus de pensée, suscite des envies aptes à déclencher les pires cruautés d'appropriation, jusqu’à l'annihilation. L'inceste, le cannibalisme et le meurtre sont les figures prototypiques des solutions de réduction des différences ressenties comme manque à être et à avoir. Le cannibalisme réduit ces manques par une appropriation-incorporation qui dissimule le meurtre sous-jacent accompli. Toutes les particularités ressenties positivement produisent des vécus d’écart et de différence. Le traumatique est alors lié au manque à être idéal. Les objets mentaux, par définition énigmatiques et non tangibles immédiatement, ainsi que leurs scènes originaires attenantes, leurs lieux de fabrique et les scénarios auxquels ils participent, suscitent une idéalisation de la fertilité et des processus de créativité, mais aussi son retournement en stérilisation et instrumentalisation opératoire.
Les médias soutiennent, à l’égard de la vie mentale et de ceux qui s'y consacrent, divers discours ; depuis le plus légitime souci d'information, infiltré inévitablement de déformations liées au fait que chaque être humain se considère « psychologue » puisque doté de conceptions, convictions, et