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De Jean-Michel Quinodoz (Genève), « Les Annuels européens de The International Journal of Psychoanalysis : richesse de la diversité des langues » (pp. 219-238) résume l'aventure éditoriale des annuels de l’IJP. Au début était le verbe… allemand. Mais Freud perçut bien qu'il fallait donner à l'analyse un auditoire international et Jones créa l’IJP, en anglais, et resté depuis propriété de la Société britannique de Psychanalyse même si ses articles viennent de toute la planète. Bien. Mais une fois que l'analyse se fut mise à parler anglais, il lui fallut aussi s'adjoindre des auteurs non anglophones. Un tournant décisif fut pris dans les années 1980, lorsque l’IJP offrit aux auteurs la possibilité de présenter leurs articles dans leur langue d'origine. Par exemple, si un auteur francophone veut soumettre un article, il le fait en français et si son article est sélectionné, il sera traduit en anglais aux frais de l’IJP. Donc, à ce stade, nous avons un journal vraiment international, avec des auteurs qui viennent de partout, ce qui lui garantit un pluralisme vraiment passionnant et très vivant, ainsi qu'un haut niveau de sélection puisque le journal ne publie qu'environ 18 % des articles soumis. Il ne reste plus à ses lecteurs… qu’à lire couramment l'anglais, ce qui peut être une réelle impasse à sa diffusion. C'est pourquoi, pour élargir le cercle des lecteurs, furent créés pour l’Europe depuis 2003, des Annuels87, c'est-à-dire des sélections et traductions des textes en français, italien, russe, turc… et – retour aux sources – en allemand. S'inspirant des versions lusophones (Livro Anual de Psichanalise) de Sao Paolo et du Libro anual de Psicoanalisis de Buenos Aires, qui s’étaient déjà attaqués à la même tâche depuis 1985, Jean-Michel Quinodoz a été la cheville ouvrière des parutions