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Parler d'amour… Voici le programme proposé à leurs contributeurs par l'équipe éditoriale des Libres Cahiers pour la psychanalyse, dans leur 23e numéro, « Transfert d'amours ». Invitant à la relecture des Remarques sur l'amour de transfert , dernier des écrits techniques de Freud, les rédacteurs ouvrent un vaste champ de réflexion, tant sur la question du difficile maniement du transfert face à l'émergence d'affects amoureux que sur les différentes qualités que peuvent prendre ces sentiments, allant de l'état amoureux tempéré, effet de la cure et de la réédition d'émois infantiles, susceptibles d'élaboration, aux états passionnels graves, signes de désorganisations psychiques intenses. Sans doute la clinique contemporaine se trouve-t-elle aujourd'hui mieux armée pour y répondre et ce sont quelques-unes de ces élaborations qui sont ici proposées…
En ouverture, Grégorio Kohon, pose d'emblée la question de l'identification primaire à une imago maternelle omnipotente persécutrice, et de sa réincarnation dans la figure transférentielle de l'analyste, sous une forme torpide d'amour de transfert. L'histoire de Barbara illustre, à travers un rêve longuement élaboré, comment la construction de l'analyse devient « vérité historique avec sens par le travail interprétatif » commun. Derrière l'expression d'un amour de transfert passionnel se cache « une compulsion à répéter la structure du trauma originel d'une relation symbiotique narcissique avec une imago maternelle omnipotente ». Pour l'auteur, la relation transférentielle est le lieu d'émergence comme la possibilité de transformations des identifications primaires inconscientes. Une ouverture sur la violence de l'amour…
Approche historique pour Bernadette Ferrero en ce que sa contribution, « L'amour non médecin », aborde les Remarques… comme inspirées par la