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Nous sommes heureux de saluer ici le retour du Journal de la psychanalyse de l'enfant dans sa nouvelle version, en un temps où la voix des psychanalystes se doit d'être entendue et particulièrement celle des psychanalystes d'enfants, notamment en matière de santé publique.
C'est dans un contexte de franche opposition au discours analytique apparu au sein des médias et des pouvoirs publics que s'inscrivent les deux premiers numéros de cette revue. Pour le comité éditorial, il s'agit de répondre à « une injuste condamnation », en reprenant l'essentiel des objectifs de la démarche clinique, d'où le premier volume intitulé « Manifeste », où l'on peut retrouver les aspects spécifiques et fondamentaux des traitements, tels le cadre, le jeu, l'interprétation, le travail avec les parents, etc. Mais aussi un regard sur l'histoire et l'évolution du travail avec les enfants, afin d'en dégager les enjeux pour l'avenir. Bernard Golse, membre du comité éditorial, émet le souhait que cette pratique tienne une place aussi importante que la psychanalyse avec l'adulte dans la formation des analystes, et nous rappelle l'apport de cette pratique pour l'écoute de nos patients adultes. Toutefois, il suggère de ne « pas trop se replier sur des positions de défense et d'illustration de la psychanalyse de l'enfant, comme si nous devions nous résigner à une mentalité d'assiégés » (p. 68), une mise en garde à retenir. Dans un tel contexte, nul ne s'étonnera de voir « l'autisme et la psychanalyse » comme premier thème pour ce nouveau journal, un choix en réaction aux violentes critiques émises ces derniers mois. Mais n'oublions pas que l'autisme fomente souvent le clivage et s'énonce toujours « avec violence et passion », même au sein des institutions de soins.
Dans ce volume, l'introduction signée par le comité éditorial, réitère le principe déjà énoncé dans le manifeste, à savoir : la psychanalyse ne permet en rien de définir des étiologies, son objectif est de donner du sens aux conduites et