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Ce texte suit un article déjà publié en français et intitulé : « Un freudien nord-américain peut-il penser en français ? » (Busch, 2011). Dans ce travail, Fred Busch condensait ses principaux thèmes de recherche et les rapprochait de certains travaux français. Ainsi de ses articles soulignant l'importance de la méthode de l'association libre et de sa problématisation par ce qu'il appelle la « pensée action », ou du rôle du moi dans le processus interprétatif et de ses rapports avec la pensée préconsciente. Chacun de ces thèmes le conduisait à interroger la place de sa théorisation dans la psychanalyse nord-américaine et des rapprochements qui pouvaient se dessiner avec la psychanalyse française. Sa lecture montre que s'il se démarque d'une psychanalyse américaine qui prendrait ses distances avec la théorie freudienne en privilégiant par exemple les points de vue empathique, relationnel et développemental, il reconnaît sa dette vis-à-vis de certains travaux américains portant sur le moi, y compris ceux d'Hartmann concernant la pensée de la pensée et les représentations de liaisons. Toutefois, il refuse d'être considéré comme un des tenants de ce qu'il est convenu d'appeler « la psychologie du moi » dont pour lui l'unité et la cohérence relèvent du mythe. Du côté de la psychanalyse française, il signale un certain nombre de rapprochements : la « pensée action » est rapprochée de la pensée opératoire de Pierre Marty, le rôle du préconscient dans l'interprétation le conduit à André Green, enfin ses travaux sur l'association libre lui font trouver Jean-Luc Donnet et la règle fondamentale. Plus globalement, il rejoint tous les auteurs français pour lesquels l'échec de la mise en représentation est central, et privilégie avec eux comme temps préalable du travail analytique, le travail sur les processus psychiques plutôt que sur les contenus et le sens. Toutefois, il remarque que deux points le séparent de ces auteurs :
D'abord le fait que ceux-ci n'analysent pas les résista