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Je remercie vivement Jean-Louis de sa discussion approfondie. Il a résumé mes points de vue à la fois avec concision et une admirable clarté, discernant nos convergences et nos différences. Comme toute bonne discussion, celle-ci est enrichissante pour moi.
Jean-Louis Baldacci fait ressortir trois différences entre nos conceptions. Eu égard à la différence principale, je répondrai par une question.
Qu'est-ce qui donne à l'analysant la distance suffisante pour remarquer des conflits inconscients52 qui conduisent à une re-sexualisation régressive des relations moi/surmoi et pour y réfléchir ?
Je fonde ma réponse sur ce que Sterba (1934) appelait le clivage thérapeutique entre la part du moi qui éprouve et celle qui observe. C'est la part du moi qui éprouve qui engage le transfert tandis que la part du moi qui observe donne une distance suffisante pour observer la première. L'analyse des peurs et des dangers inhérents aux résistances, quelle que soit leur origine