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Maurice Bouvet (1911-1960), psychiatre dès 1936, devint psychanalyste à partir de 1946. Il fit partie du noyau de psychanalystes qui instaura la reprise des activités de la SPP et du Congrès des psychanalystes de langues romanes après la Seconde Guerre mondiale, créa l'Institut de psychanalyse pour la formation des analystes et le Centre de consultations gratuites pour la diffusion de la psychanalyse.
Analysé par Georges Parcheminey sur le mode de l'analyse didactique qui avait cours alors, il devint membre de la SPP à partir de 1946, puis membre titulaire en 1948, et président de la SPP en 1956. Ses écrits sur la relation d'objet, le transfert, la névrose obsessionnelle, ont rapidement fait autorité comme une pensée originale, rigoureuse, équilibrée entre la recherche théorique et une technique inspirée. Il fut l'analyste de nombreux psychanalystes de la société. Il souffrait d'une maladie hypertensive grave qui se décompensa à la veille du Congrès des psychanalystes de langues romanes de 1960 où il devait présenter un rapport sur « Dépersonnalisation et relation d'objet ». Il ne put y assister et mourut dans les semaines qui suivirent, le 5 mai 1960.
Maurice Bouvet est mort jeune, sans enfants, à un moment où son enseignement oral était une référence pour de nombreux jeunes analystes. Pierre Marty s'est attaché à la transmission de son héritage en organisant avec son héritière en 1962 un prix destiné à encourager et valoriser l'écriture analytique. Michel de M'Uzan, investi dans la transmission de ses écrits dont il a assuré la publication, a participé en offrant les droits de cette publication.
Ce prix est attribué chaque année à un écrit psychanalytique en langue française qui peut être un texte publié dans l'année, mais parfois aussi l'ensemble d'une œuvre. Il comprenait au départ une somme d'argent et