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Ce numéro nous donne un aperçu de l'évolution de la psychosomatique de l'enfant et de son développement sur le plan international.
Gérard Szwec, dans son avant-propos, par quelques repères historiques, nous rappelle que la confrontation des travaux issus de la psychosomatique d'adulte et de ceux issus de la psychosomatique de l'enfant a toujours été une évidence, de même que le dialogue permanent entretenu avec les psychanalystes d'enfants tels que Michel Soulé, Serge Lebovici ou René Diatkine. Il nous rend compte brièvement des échanges entre Pierre Marty et Léon Kreisler d'une part, et Michel Fain et Léon Kreisler d'autre part. Dans un constant aller-retour : observations pédiatriques et observations cliniques d'adultes en analyse, Michel Fain, au plus près de la théorie freudienne, a pu développer sa conception de « la censure de l'amante ».
L'impact de ces premiers travaux ayant été considérable, le nombre des consultations et les indications de psychothérapies ont été de plus en plus importantes, leurs implications techniques se sont alors posées. Or, il s'avère que l'ordinaire d'un psychosomaticien de l'enfant ne se distingue de la pratique d'un psychanalyste de l'enfant que par son « cadre interne » qui intègre les lectures freudiennes et les théories psychosomatiques, et lui permet de penser l'évolution possible à l'âge adulte des achoppements à la mentalisation.
C'est dans la suite de cette évolution que s'inscrivent les textes présentés (certains issus du colloque « L'enfant malade et le maternel » qui s'est tenu à Paris en octobre 2011) et les échanges scientifiques entre psychosomaticiens français, espagnols, suisses et grecs.
Le premier article de Claire Rojas (membre de la Société suisse) s'intitule « Maternel et travail de latence en psychosomatique de l'enfant ». L'auteur