You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans son éditorial, Claudia Borensztejn, directrice du Comité de rédaction, précise que depuis longtemps la Revista de Psicoanalisis de l'Association psychanalytique argentine voulait faire un numéro sur le thème de la mort, pas la pulsion de mort ou l'angoisse de mort, mais « la mort au quotidien, celle qui nous atteindra nous et nos êtres chers, celle qu'on retrouve dans nos cabinets d'analystes, tous les jours, celle qui nous fait mal, celle que nous évitons, à laquelle nous ne pensons pas, à laquelle nous pensons, notre propre mort » (p. VII). Aussi, le Comité de rédaction, pour vaincre les résistances des collègues, fait appel à Freud qui leur donne le titre et sa liberté de pensée en dépit du sujet.
Nous et la mort (la conférence de S. Freud43 mais aussi le contenu de la Revista de Psicoanalisis) renvoie aux morts, au déni, à la dénégation, au deuil devant la disparition d'un proche, mais aussi aux morts à la guerre et l'impact de celle-ci sur le deuil de survivants. Dans les contributions des Argentins, on trouve des articles sur la Shoah, et dans presque chaque article la mention des 30 000 « disparus » durant la dictature militaire qui a sévi en Argentine entre 1976 et 1983, disparus parmi lesquels on compte d'ailleurs des psychanalystes, d'autres ayant subi l'exil « interne » ou la route de l'exil.
Les contributions de la première section intitulée « Articles » peuvent se lire dans l'ordre qu'on voudra. Le regroupement qui est proposé ici répond à