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Comme tous les derniers numéros de l'année, ce numéro 5 de la Rfp rend compte des travaux du Congrès des psychanalystes de langue française (secrétaires scientifiques : Evelyne Chauvet et Georges Pragier) dont il publie les rapports initiaux, les discussions et communications à la tribune, ainsi qu'un certain nombre de contributions suscitées par ces journées1.
Après « Le Maternel » (Paris, juin 2011), « Œdipe(s) » (Bilbao, mai 2012), ce 73e Congrès (Paris, Maison de la Mutualité, 9-12 mai 2013) portait sur « Le Paternel » et constituait le troisième et dernier volet d'une trilogie. Comme tous les CPLF se tenant à Paris, il était co-organisé par la Société psychanalytique de Paris (SPP) et l'Association psychanalytique de France (APF), et associait des collègues des sociétés belge, brésiliennes (Porto Alegre, Rio et Sao Paulo), canadienne, espagnole, hellénique, israélienne, italienne, portugaise, roumaine, suisse, des Associations italienne, de Madrid, d'Istanbul ainsi que des collègues de l'Association argentine (APA). Cette année, la Société psychanalytique de recherche et de formation (SPRF) a été intégrée au bureau international.
Complaisance du hasard ou rencontre dans « l'esprit de l'époque », ce congrès avait lieu en même temps qu'était adoptée en France la loi autorisant le mariage pour tous (loi publiée au Journal officiel du 18 mai 2013), et que les vifs débats suscités par les questions de filiation conduisaient beaucoup de monde dans la rue.
Pourtant, de cette actualité comme des modifications de la place des pères dans la famille, il fut – à quelques exceptions près – peu question lors de nos débats. Centré pour l'un (Christian Delourmel) sur « le principe paternel », l'autre (François Villa) sur « un héritage archaïque », les deux rapports s'interrogent sur l'originaire, l'émergence du principe paternel, sa fonction dans la civilisation, voire son ancrage phylogénétique. Du meurtre fondateur à la constitution du surmoi, de son rôle dans la famille ou la