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« Adoptant le rythme lent des découvertes », ces textes écrits à des périodes différentes sont inspirés par un compagnonnage d'idées entre les trois auteurs. Ils reconnaissent leur dette envers le séminaire que Jean-Claude Rolland anima à Lyon, où leur pratique clinique put s'élaborer avec son inspiration. Ils témoignent, souvent avec éloquence, de ce que peut être l'élaboration du travail psychanalytique avec l'enfant en tenant compte du rapport passionnel entretenu par les mères et les pères envers celui-ci et décrivent comment ce rapport passionnel se transpose dans les divers dispositifs de travail : CMPP, service de psychiatrie de l'enfant, mais aussi pratique libérale de consultation et d'analyse d'enfants.
Chaque texte illustre la difficulté à instaurer une écoute de la part d'un thérapeute placé d'emblée au cœur des identifications entre parents et enfants. La question de la disparition et de la perte y est particulièrement présente : penser la conflictualité mise en jeu en termes pulsionnels est alors une gageure. L'écriture, deuxième temps de l'élaboration de la pratique, met en récit la scène qui s'engage entre enfant, parents et thérapeute : une histoire se construit avant de pouvoir être comprise. Un souhait de rendre justice à la dimension dramatique de ce travail sous-tend l'ouvrage de bout en bout : non seulement le clinicien se doit d'accepter la part d'énigme et de lenteur, « l'extraordinaire confusion des signes », la répétition qui président aux rencontres, mais il est aussi régulièrement confronté à la question de la dimension meurtrière des interactions. Les thèmes abordés successivement par chacun des trois auteurs