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Ce soixantième numéro de la Revue belge de Psychanalyse, publié juste après la mort d'André Green, survenue le 22 janvier 2012, est consacré à une série de courts hommages de la part de psychanalystes français et étrangers, provenant de différents pays d'Europe et des États-Unis. Comme le rappelle le directeur de la revue Jean-Paul Matot, depuis les années 1960 et son éloignement de Lacan, Green devient une figure de premier plan de la psychanalyse francophone puis internationale. Il souligne également l'importance que Green a toujours accordée à une pensée lucide sur l'avenir de la psychanalyse, engageant une réflexion sur les limites et sur les moyens de l'efficacité clinique, le dialogue entre courants psychanalytiques différents et la mise en perspective de la psychanalyse dans sa rencontre avec d'autres disciplines scientifiques. Le numéro se divise en trois sections : 1) Profil d'une œuvre; 2) Questions pour la psychanalyse; 3) Ouvertures.
Francesco Conrotto (Naples, Italie) nous offre une très belle synthèse de l'œuvre d'André Green. Il rappelle que son œuvre a non seulement influencé la psychanalyse française post-lacanienne, mais qu'elle est devenue aussi un patrimoine pour tout le mouvement psychanalytique international. L'originalité de sa pensée est mise en évidence dès son « Rapport sur l'affect » en 1970. Le Discours vivant (1973) a marqué sa rupture avec Lacan et la fin