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L'Annuel de L'APF 2013, le septième de la série, s'intitule : « Psychanalyse, Les traversées ». En couverture, la reproduction de « Tempête en mer, la nuit » (1849) par I. Avlazovski fait apparaître une pleine lune irradiant la clairière d'un ciel tourmenté, jusqu'à son doux reflet au creux de quelques vagues plus apaisées, tandis qu'on sent en difficulté, à gauche et dans l'ombre, un navire dont les voiles encore hissées nourrissent un espoir. Une scène primitive, rêve-t-on après lecture du contenu de cette belle revue. Laurence Kahn, à la suite d'André Beetchen son fondateur, a pris le relai de sa direction. Peut-être sa marque se fait-elle sentir ? Au sens où « l'infini » de l'ensemble et de chacune des contributions prend le pas, du moins en première lecture, sur la « totalité » qui les charpente. Signe du « féminin », dont le thème occupe une part importante de ce volume ?
Une première partie publie « Les entretiens de psychanalyse de l'APF » tenus en janvier 2012 sur le thème « Courants, remaniements et transformations en psychanalyse ». Trois conférences y sont données – respectivement par Jean-Claude Rolland, Vivianne Abel-Prot et Jacques André; chaque conférence est discutée par Laurence Kahn et Claude Barazer. Une seconde partie, intitulée « Travaux » rassemble cinq contributions venues des « Entretiens de juin 2012 » intitulés « Le roc du féminin », et d'une Journée annuelle de Lyon (mars 2011). J'ai donc choisi de rendre compte en quelques mots de chacune des contributions, dans l'ordre où elles apparaissent, sans me soucier de les relier… Le lien se fera de lui-même.
La conférence de Jean-Claude Rolland, « Permanence de l'objet œdipien », a un génie très particulier, difficile à rendre, mais qu'il est utile de repérer un peu si l'on veut bien se laisser faire par cette pensée qui se répète et