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Ce numéro du Journal de la psychanalyse de l'enfant, consacré au thème « Contenance et transformations », nous propose de revisiter un des concepts fondamentaux de la théorie psychanalytique concernant les processus de pensée, et nous permet d'explorer ainsi un large champ de notre pratique, tant avec l'enfant (du bébé à l'adolescence) qu'avec l'adulte, sans omettre sa portée sur la compréhension des prises en charge groupales et institutionnelles. Un vaste domaine d'investigation, comme en témoignent les nombreuses contributions (12 articles) qui constituent la partie « Dossier » de ce Journal, précédée, comme pour les autres numéros, d'une introduction du comité éditorial.
Aujourd'hui le lecteur appréciera la reprise, très en détail, de l'évolution historique de l'hypothèse introduite par Bion sur la nécessité d'une fonction contenante pour le développement de la pensée, une hypothèse émise à partir de son travail avec les patients psychotiques. Ce pas à pas, souvent peu connu, permet d'apprécier les premières formulations de sa théorie de la pensée et tous ses apports jusqu'en 1979, sans omettre les avancées d'autres auteurs sur les mêmes questions, à savoir Esther Bick, avec la métaphore d'une « peau psychique » (1968) ou D. Anzieu avec celle du Moi-Peau en 1974. Des références souvent reprises par les auteurs de ce numéro, auprès desquels nous nous excusons de ne pouvoir reprendre ici l'ensemble de leurs contributions.
Contenance et transformations. Comment ces deux termes s'articulent-ils ? L'un énoncé dans sa singularité incontournable, l'autre dans la pluralité des possibles.
« Du ventre maternel à la sépulture terminale, l'humain cherche autour de lui un espace qui le contient, qui assure ses limites, qui étaye sensoriellement « quelque chose » de lui… Ce besoin, d'être entouré, rassemblé,