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J'ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne, j'ignore ce que peuvent être les problèmes purement intellectuels.
L'inhibition intellectuelle est un symptôme dont l'importance a toujours été reconnue, mais qui trouve actuellement un surcroît d'intérêt à s'inscrire dans des entités moins définies que celles des névroses de transfert, mais plus proches de ce que l'on a appelé les névroses de caractère ou névroses sans symptôme.
L'inhibition peut être un symptôme, comme l'a montré Freud42. Mais il va sans dire qu'un tel symptôme ne peut qu'être arbitrairement détaché des autres inhibitions qui font corps avec lui : inhibition pour le travail, pour la création, inhibition pour l'entreprise. Cependant, par son isolation même, l'inhibition intellectuelle peut avoir un sens. Tout au moins essaierons-nous de le montrer au travers de trois problématiques : l'une économique et régie par les deux principes du fonctionnement mental; l'autre topique et relevant de l'énigme de la double inscription; la troisième enfin, dynamique et procédant d'une opposition entre les processus rationnels d'une part et ce que nous définirons comme l'Intuition d'autre part.
Certes, l'inhibition intellectuelle n'est pas l'apanage des seuls intellectuels; mais par suite du hasard, ou de quelque malice de l'inconscient, c'est à des intellectuels que j'ai eu affaire. On serait en droit de me demander ce que j'entends par « des intellectuels ». C'est, hélas, une notion qui dépasse le cadre d'une stricte définition psychanalytique et nécessiterait, pour être entendue, l'appoint de données sociologiques. Je me contenterai donc d'admettre pour intellectuels ceux qui se présentèrent à moi comme tels, c'est-à-dire : ceux