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Il s'agit avec la Cop 13 de condenser, de consolider, et de transmettre les progrès cliniques enregistrés dans le domaine des états psychotiques chroniques depuis une quarantaine d'années. Dans les pays développés et en particulier en France, des équipes relativement nombreuses, qui ne sont plus exclusivement basées dans les hôpitaux psychiatriques, ont accompagné dans les différentes situations de soin où ils se trouvaient des malades qu'on appelle psychotiques. Les diagnostics psychiatriques utilisés pour les situer vont de la psychose infantile à la paranoïa, en passant par la schizophrénie et la psychose hallucinatoire chronique.
Autour des psychotiques, des équipes pluridisciplinaires se sont mobilisés à partir d'institutions variées, et des savoirs d'origines différentes ont été mobilisés, clinique psychiatrique classique, psychopathologie psychanalytique, et ce qu'on appelle parfois la « clinique de secteur » élaborée empiriquement par les acteurs des traitements ambulatoires dans les consultations et les hôpitaux de jour. Ceux-ci se sont révélés des observatoires privilégiés. Le patient qui vient et s'en va tous les jours nous enseigne les équilibres qu'il trouve avec sa famille, son conjoint, son voisinage, et son entourage professionnel. C'est une toute autre clinique que celle qui était collectée à l'intérieur de l'asile, telle qu'on la trouve décrite par exemple par Henri Faure dans son ouvrage Les appartenances du délirant publié en 1965.