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Ce numéro est doublement intitulé : « Débuter un processus psychanalytique » et « Jean Laplanche : l'inconnu du texte ». L'ouvrage comporte donc deux parties : cinq auteurs pour la première, et quatre pour la seconde.
Jean-Paul Matot, qui en est le directeur, se place dans l'éditorial de cet ouvrage sous le signe de l'Y. Excellente façon de piquer notre curiosité pour exposer son propos. Car les avatars de cet Y lui servent à relier, non sans humour, les exposés des divers intervenants.
Évoquant « les paradoxes des premiers entretiens », Diana Messina Pizutti souligne le mouvement d'oscillation entre construction et déconstruction qui va caractériser le processus analytique et devra durer tout au long de la cure, pour éviter ce que Bion nomme la « calcification » du processus. Elle se réfère aussi à Ferro exposant que : « Pouvoir libérer l'esprit des théories connues dans l'attente qu'un fait s'impose et prenne sens implique aussi d'être à l'écoute de l'inconnu qui émerge en séance ». Elle-même constate : « Oser déconstruire suppose une liberté interne tout aussi ample que celle que requiert la construction, elle ne relève pas de la destructivité mais d'une tentative de maintenir vivants le mouvement, les vibrations, les décalages. »
Il est intéressant de constater que les auteurs que nous cite Pizzuti ne sont pas les mêmes que ceux que nous sommes le plus régulièrement habitués à voir cités. Ogden, par exemple, occupe une place importante dans les références de son texte. Ceci peut donner lieu à des comparaisons (confrontations ?) éclairantes lorsque, en l'occurrence, le point de vue d'Ogden se trouve opposé à celui de C. David. « Ogden met en garde contre une tendance à créer un contact social qui met à l'aise, qui rassure, court-circuitant l'anxiété liée à la rencontre, David souligne les dangers d'une attitude rigide, défensive derrière