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Édité par Litza Guttieres-Green, préfacé par Fernando Urribari, ce livre rassemble des écrits d'André Green récapitulant sa conception du travail de l'analyste, à l'aube du XXIe siècle. Entre 1996 et 2007, à la lumière de ses travaux et de travaux récents, Green a revisé les concepts de cadre, de processus, de contre-transfert, d'interprétation et a réexaminé la compulsion de répétition, la passivation et la culpabilité. Le dernier chapitre est consacré à la sexualité.
Urribari, dans sa préface, montre que l'expression « clinique psychanalytique contemporaine » est porteuse d'un sens historique et conceptuel et qu'elle a été l'une des idées directrices de l'auteur. Dès 1974 (L'analyste, la symbolisation et l'absence dans le cadre analytique), Green a pensé qu'il fallait un modèle théorique de la clinique qui puisse rendre compte de la diversité des pratiques. Et, en 1990, il a affirmé que le dispositif analytique lui-même permet non seulement de comprendre la relation du sujet (de l'épistémologie classique) au réel mais d'intégrer la créativité spécifique à la psychanalyse (Propédeutique, Penser l'épistémologie de la pratique). Les traitements des patients non névrotiques ont été son champ d'exploration et c'est à la sexualité dans ces structures qu'un dernier chapitre est consacré.
« LE CADRE PSYCHANALYTIQUE : son intériorisation chez l'analyste et son application dans la pratique » (1997) cherche à résoudre l'apparente contradiction entre le postulat des forces (pulsions) et celui des relations (complexe d'Œdipe) et met en question les théories qui reposent uniquement sur la représentation affectivement investie. Green considère le cadre comme