You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Rémy Amouroux* souhaite dans ce travail de recherche universitaire sur Marie Bonaparte, se démarquer d'un parti, pris par les psychanalystes, qui mettraient « au rebus » les travaux scientifiques de Marie Bonaparte et réduirait celle qui a eu un rôle prépondérant dans l'histoire de la psychanalyse en France à n'être identifiée qu'à un/une : « Freud m'a dit »…78 Dans cette identification à Freud, prendrait racine, selon l'histoire psychanalytique officielle, l'orthodoxie de Marie Bonaparte.
Cette centration des psychanalystes sur l'orthodoxie freudienne de Marie Bonaparte ferait, dans la thèse que soutient l'auteur, oublier les mentors de la princesse. Ce sont précisément ces mentors qui étayent pour Rémy Amouroux les positions biologisantes de la psychanalyste. Ces mentors ont été rencontrés le plus souvent avant Freud; en effet, Marie n'a connu Freud qu'à l'âge de quarante ans.
« Entre biologie et freudisme » est le sous titre du livre qui brosse le contexte historique dans lequel s'enracinerait ce biologisme.