You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le texte de Marie-Françoise Laval-Hygonenq m'a infiniment touché et je la remercie de la finesse avec laquelle elle a lu ce texte de 1962, alors que j’étais jeune analyste, finesse, tact, pertinence qui la caractérisent.
D'abord, elle a su relever les influences des Maîtres de l’époque, notamment Sacha Nacht, mon superviseur, qui appréciait les analyses courtes ; Rickman qui, en 1954, lors d'un colloque à la SPP, préconisait que l'analyste soit de plus en plus réel en fin de cure, ce qui m'avait engagé à passer de trois séances à deux séances, puis à un face à face terminal. On constate qu’à la différence de bien des mémoires actuels, je n'avais pas éprouvé la nécessité de citer quantité de psychanalystes, souhaitant garder une direction assumée et éviter ainsi un mélange de théories souvent incompatibles et nuisant à la clarté du fait analytique.
Ensuite, M.-F. Laval-Hygonenq met en évidence une « manière » de faire que j'ai maintenue et théorisée jusqu’à aujourd'hui. J'en rappelle les points principaux :
1 - Une prédilection pour un silence prolongé chez l'analyste qui n'a rien à voir avec le mutisme, et que j'ai théorisé dans « La Bouche de l'Inconscient » (de M'Uzan, [1978] 1994), ce silence susceptible d'aimanter les projections de l'analysant et qui permet à l'analyste de relever les modalités défensives propres au patient et donc de dégager sa structure de base susceptible d’évoluer avec la cure.