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En hommage à J.-B. Pontalis, ce 29e numéro des Libres Cahiers pour la Psychanalyse s'attelle à une question fondamentale pour la psychanalyse contemporaine : « Le moi et l'objet ».
J.-B. Pontalis, nous dit Catherine Chabert qui ouvre ce volume avec « Un objet à faire souffrir », a été un précurseur de la psychanalyse contemporaine dans « l'attention portée aux limites », l'engagement de cures avec des patients hors champ des indications classiques - où justement la question de l'objet est au premier plan - mais également avec sa conception du transfert et de ses effets sur l'analyste, dans une dynamique où la sexualité reste présente, loin d’« un immobilisme presque fétichique de l'archaïque ». L'auteure relit Pontalis et précise les positions de celui-ci non seulement en regard de Winnicott qu'il fut un des premiers à publier, mais surtout des critiques portées à l’Ego-psychology, Hartmann, Fairbairn, Guntrip… De Winnicott, Pontalis reprend la notion d'objet transitionnel, de relation à l'objet et celle de l'utilisation de l'objet si fondamentale, qui ouvre sur la question de la douleur, « douleur psychique » qu'un des premiers il pense avec Freud en la distinguant de l'angoisse. S'appuyant sur le texte que Pontalis a consacré à la douleur psychique58, avec son patient mélancolique qui en ignore l'expérience psychique, l'auteure développe la nécessité d'un éprouvé de douleur, celle du transfert, pour rendre au sujet le sentiment de continuité d'exister : « l'analyse devient un lieu de souffrance équivalent d'un espace transitionnel