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Michael Günter (Tübingen), dans « Le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (ADHD) : un trouble du traitement de l'affect et de la pensée » (p. 43-66), propose une synthèse utile sur les principales controverses concernant l'ADHD. Existe-t-il en tant que tel ou bien est-il une voie commune d'expression de troubles de la mentalisation qui débouchent sur des expulsions motrices permanentes ? Les aspects génétiques n'ont pas fait leurs preuves (les études familiales vont dans le sens d'une surreprésentation des ADHD dans les familles dysfonctionnelles). L'utilisation des amphétamines semble apporter un plus symptomatique mais qui concerne le symptôme hyperkinétique plus que les contextes psychopathologiques globaux. Les études de traitements comportementaux ont bien documentés leurs effets, certes, mais à long terme leurs effets ne sont pas si sûrs… En bref, une revue de littérature est proposée, qui est utile pour avoir une base de discussion sur un syndrome souvent présenté comme « génétique = neuromédiateurs = médicaments » et traité sans souci des problématiques inconscientes sous-jacentes. De plus, l'auteur ne s'embarque pas dans une inutile « gué-guerre » biologistes contre psychistes : il rappelle les données de la littérature et ses incertitudes. Pour la psychanalyse, voici les principaux axes retenus88 : tout d'abord, sans en dénier l'existence, les analystes ont plus perçu l'ADHD comme confluence de problématiques que comme