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Membre de l'Association Psychanalytique de France, helléniste avant de devenir psychanalyste, Laurence Kahn est connue pour l'extrême rigueur d'une pensée qui mériterait une plus large diffusion.
L’Écoute de l'analyste s'inscrit dans la suite d'une réflexion déjà amplement menée - dans deux livres en particulier : La Petite maison de l’âme, Paris, Gallimard, 1993 et Faire parler le destin, Paris, Klincksieck, 2005 - sur les éléments constitutifs de la psyché, ce qui l'anime et la construit. Il peut se lire aussi - ce qui lui confère une portée politique - comme une réponse solidement argumentée à « la solution consensuelle »116. Par ce terme, Laurence Kahn désigne le mouvement qui, adopté sur la scène psychanalytique internationale depuis les années 60, tend à récuser la métapsychologie au profit d'une méthodologie aboutissant à un « relativisme subjectif » privilégiant « l'ici et maintenant préconscient de la séance ». La critique, aiguisée, s'adresse aux psychanalystes ayant initié puis développé une distinction entre théories cliniques et théories abstraites : aux États Unis, H. J Home en théorisant « la