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Paul Williams (Mottisfont, Angleterre), dans « Les orientations de l'activité psychotique dans les organisations pathologiques défensives » (p. 423-440), étudie dans la perspective de la relation d'objet ces situations où le sujet doit mettre en place une indépendance radicale vis-à-vis d'un objet intériorisé pouvant engendrer des angoisses dépressives et/ou persécutoires, souvent au prix d'une omnipotence délirante (plus ou moins évidente, les délires patents n’étant pas toujours les plus graves). Un premier patient, A., en son début d'analyse, n'est que mépris envers tout et tous (dont l'analyste); il oscille entre mégalomanie et auto-dévalorisation. Il alterne silences et hurlements : son analyste finit par lui dire qu'il n'arrivera de la sorte qu’à les rendre tous deux malades et qu'il faudra arrêter la cure si cela ne change pas. Il lui indique que s'il ne peut s'empêcher de crier, la séance, désormais, sera interrompue et reprise la fois d'après. Le patient accepte, un début de mentalisation apparaît. Ce mode d'intervention - inhabituel ! - nous montre déjà comment on peut aider la partie non psychotique de la personnalité, en posant des limites, à se mettre au service du travail de pensée. Ensuite on voit le patient miné par un « saboteur interne » (Fairbairn) : toute avancée du patient est sapée à peine apparue. Ceci est interprété à la fois dans et hors transfert. Dans ce second cas, l'analyste montre au patient son mouvement processuel. Par exemple, une fois,