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En 2014 est parue, environ cinquante ans après l'édition de Meng, celle d'Isabelle Noth avec du matériel inédit émanant de deux sources : la Library of Congress à Washington et l'Université d'Essex en Angleterre. Plusieurs de ces lettres sont une copie dactylographiée par la seconde épouse de Pfister. Ces découvertes complètent certaines lettres raccourcies dans l'édition de Meng et ajoutent un matériel épistolaire jusque-là inconnu. Dès lors, il semble que la correspondance, qui débute en 1909, soit complète à partir de 1919. Le 1er juin 1927, Freud écrit à Pfister qu'il a détruit toutes les lettres de ce dernier où il est fait mention de ses difficultés de libido et du couple Pfister. Ernst Freud note sur une liste les lettres de Pfister avec la date et les premiers mots, mais elles n'ont pu être retrouvées. Cette nouvelle édition contient quatre-vingt-six pièces supplémentaires des deux hommes, et vingt-sept de Pfister qui n'existaient que tronquées jusqu'à présent ainsi que des documents concernant la crise en 1928 de la Société Suisse de Psychanalyse. Je ne parlerai que de ce nouvel apport.
Oskar Pfister naquit en 1873 à Zurich, ville où il mourut en 1956 après une vie bien remplie. Le 14 juin 1927, Pfister révèle qu'il « souffre encore