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Il est regrettable que les publications du JAPA ne rencontrent pas l'intérêt qu'elles méritent auprès des psychanalystes français, et que les exemplaires restent trop longtemps à dormir sur les rayons de la bibliothèque Sigmund Freud.
Voici pourtant de quoi susciter la réflexion de tout un chacun avec les articles que nous avons choisis d'évoquer, entre autres, dans les trois dernières parutions de cette revue.
La presse anglo-saxonne avait fait sensation en dévoilant que l'on avait retrouvé les restes de Richard III, de sinistre mémoire grâce à Shakespeare, sous le béton d'un parking à Leicester. S'en est suivie une contribution passionnante de Irvin C. Rosen intitulée : « Le désir d'être haï : la vilénie de Richard III à la poursuite de l'objet suffisamment mauvais ». Ce roi naquit contrefait et s'instaura dès lors une relation haineuse avec une mère « sévèrement traumatisée et rejetante ». L'enfant développa et entretint une relation d'objet bien particulière : il était l'« enfant de la haine » méprisé et diabolisé par sa génitrice. Ses victimes, essentiellement des femmes, lui servirent de subrogées mères dans cette quête, sa vie durant, pour reproduire son « objet suffisamment mauvais » maternel. Le thème des relations perturbées entre mère et fils est récurrent dans le théâtre de Shakespeare, et Rosen le relierait aux difficultés que connut le dramaturge avec sa propre mère. Notre auteur poursuit en évoquant les difficultés narcissiques qui rendent problématiques les relations des parents ayant un enfant handicapé.
Si l'homosexualité n'est plus considérée comme une particularité pouvant être socialement handicapante, la définition de ce que le terme désigne évolue