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Ce numéro de la Rfp rend compte, comme chaque dernière livraison de l'année, du Congrès des psychanalystes de langue française dont les secrétaires scientifiques étaient Marilia Aisenstein et Georges Pragier. Les rapports initiaux, les discussions et communications à la tribune, ainsi qu'un certain nombre de contributions suscitées par ces journées y sont publiés1. Le 75e Congrès s'est tenu à Lyon du 14 au 17 mai 2015 et portait sur « Le sexuel infantile et ses destins ». Il était co-organisé par l'Association psychanalytique de France (APF) et par la Société psychanalytique de Paris (SPP). Il associait des collègues de la Société psychanalytique de recherche et de formation (SPRF), des sociétés belge, brésiliennes (Porto Alegre, Rio 2 et São Paulo), canadienne, espagnole, hellénique, israélienne, italienne, portugaise, roumaine, suisse, des associations argentines (Association de Buenos Aires et APA), italienne, de Madrid et d'Istanbul.
Avec le « sexuel infantile », les psychanalystes poursuivaient les questions ouvertes depuis plus d'un siècle avec les Trois essais sur la théorie sexuelle (1905); ils renouaient avec l'enfant de la psychanalyse, un enfant reconstruit, un enfant sans âge, ou plutôt l'éternel infantile en chacun de nous. Les deux rapports, celui de Christian Seulin (SPP) : Émergence et transformations de la sexualité infantile dans la cure, et celui de Dominique Suchet (APF) : Un commencement sexuel mettent ainsi au travail la tension permanente entre sexuel infantile et sexualité infantile.
Ce congrès était le dernier organisé par Georges Pragier, secondé pendant plusieurs années par Évelyne Chauvet. Ils ont contribué à faire du CPLF un lieu de rencontres et de débats inégalable, un moment essentiel de la vie scientifique de la psychanalyse. Qu'ils soient remerciés de la générosité et de la passion qu'ils ont inlassablement insufflées aux échanges pendant toutes ces années.