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Ces essais viennent ciseler quatre concepts que Jean-Claude Rolland choisit pour la tension aiguë qu'ils provoquent entre pratique analytique et théorie, brassés depuis longtemps dans les eaux de sa propre pensée métapsychologique. Au confluent de la clinique et de la spéculation théorique, « rêveuse ou tra- gique », ses courants s'animent aussi bien de la pensée freudienne, qu'il s'agit de faire travailler, avec Laplanche, Pontalis, Green, Fédida, et bien d'autres, que de son écoute des analysants, de la poésie, la littérature ou la peinture, s'abreuvant mutuellement. La douleur, l'image, le processus et l'attente structurent l'ouvrage, mais les chapitres, loin de les endiguer, font résonner affinités électives et entrechoquements des matériaux, en des moments de reprise réitérés et autrement façonnant, fabriquant de nouvelles hypothèses. À l'« âme », préférée à « psyché » à cause de la réalité que lui confère son « appareil », notion retrouvée sous la plume de Freud, il s'agit de rendre sa vie et son humanité.
La douleur ouvre l'ouvrage, comme elle a ouvert l'infans à son monde intérieur. Lame de fond de l'ensemble des chapitres, elle est pour Jean-Claude Rolland expérience ontologique fondatrice de la subjectivité, opposant inévitablement un moi sujet souffrant à un autre objet, frustrant, creuset du