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Réfléchir sur les liens entre psychose, perversion et perversité, comme se le propose ce numéro de la revue Psychanalyse et psychose, est une nouvelle manière d'approfondir notre compréhension de la psychose, et donc notre capacité à la traiter. C'est en effet l'occasion de s'interroger sur les formes de passage entre ces différents fonctionnements pathologiques, considérés dès lors comme des modalités défensives diverses face à des menaces psychiques communes; cette mobilité en elle-même ouvre des perspectives thérapeutiques (quitte à discuter de l' « avantage » respectif de ces différentes modalités). Face à la massivité des processus pathologiques à l'œuvre, le point de vue différentialiste est toujours précieux : nous l'avons régulièrement souligné pour des numéros précédents de la revue, à propos de l'intérêt incomparable du dialogue psychiatrie/psychanalyse; il se redouble ici en raison de la publication d'interventions inédites lors de journées du Centre Kestemberg sur le même sujet en 1988.
Alain Gibeault, directeur du Centre jusqu'en 2014, présente, dans son ar- ticle introductif, « Le chiasme : solution psychotique et/ou solution perverse ? » l'argument du numéro, et la totalité des contributions. Il y souligne l'une des questions centrales soulevées par la comparaison : le clivage est volontiers