You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je remercie vivement Dominique Bourdin de sa discussion profonde et enrichissante. Notamment, pour avoir si bien su relever dans mon texte ses lignes de forces comme ses points de faiblesses, que j'interprète comme une invitation de sa part à approfondir et à affiner ce travail de recherche et de réflexion au-delà des quelques propositions conclusives succinctes et très évasives en clôture de l'article. Car, à vrai dire, ma principale ambition était de proposer une méthodologie qui s'affranchirait des limites imposées à nos esprits par l'usage de métaphores spatiales pour tenter de décrire le fonctionnement psychique. On connaît la réticence de Freud à l'égard de ce type de métaphores bien qu'il n'eut cesse d'en faire l'usage (l'amibe et ses pseudopodes, l'oiseau dans son œuf, le bloc-notes magique…), ou bien celle de même nature qui conduira Lacan ou Bion à s'aventurer vers les attraits de la formalisation mathématique. Là aussi le but étant d'échapper aux pièges de la sidération des images mais finalement pour échouer sur d'autres écueils non moins nuisibles, une certaine forme d'éloignement et de détachement vis-à-vis de l'expérience sensible. D'où l'intérêt de notre méthodologie par simulation, empruntée ici à la robotique, dont le principal avantage est de s'approcher au plus près de l'objet d'étude avec le minimum d'a priori forcement réducteurs. Ainsi, notre modélisation du Projet de Freud aura permis d'avérer sans la moindre équivoque la validité et l'extrême fécondité de quelques-unes des hypothèses de bases de cette œuvre géniale, l'épreuve de la satisfaction et les prémices de fonctionnement du Moi. À ce propos, j'accepte volontiers la cri- tique de Dominique Bourdin lorsqu'elle affirme à juste titre que la modélisation ne concerne qu'une petite partie du Projet et que certaines attentes suscitées chez le lecteur par l'intitulé de l'article puissent être déçues. J'ai sans