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L'initiative de faire reconnaître l'œuvre de Freud comme « bien » de l'humanité, et de l'inscrire à ce titre au registre mondial du programme « Mémoire du Monde » de l'Unesco2, s'accompagne d'un constat et d'un étonnement.
Nombre de penseurs issus de toutes disciplines ont reconnu que l'œuvre de Freud apporte une nouvelle conception du monde et d' « être au monde » qui intègre le déterminisme de la réalité de la vie psychique inconsciente dans toutes les actions des êtres humains.
Alors que cette œuvre a influencé tous les champs de la culture ainsi que la vie affective de tout un chacun, elle a révélé des résistances dont la puissance ne cesse de surprendre et qui s'exercent régulièrement contre elle; d'où l'idée d'un Comité Freud ayant pour but de soutenir le rayonnement de la pensée de Freud, et de militer pour « un plus grand éclat et une meilleure reconnaissance de l'œuvre du père de la psychanalyse au niveau international ».
Son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco serait une reconnaissance de sa portée universelle et de sa valeur de bien précieux de l'humanité. La promotion par le Comité d'une telle distinction serait un magnifique après-coup des traumatismes incommensurables que perpétuent et s'infligent les hommes.