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La perversion est dans l'air du temps, et les psychanalystes ne sont pas en reste. Pour ma part, je suis toujours attentif aux nouvelles parutions qui pourraient enrichir et relancer la réflexion sur cette problématique que j'estime cruciale et exemplaire pour la psychanalyse, surtout aujourd'hui (Bonnet, 2001, 2015). Je me limiterai à en recenser cinq qui sont parues ces derniers mois et qui émanent pour la plupart d'universitaires1.
Alain Abelhauser est professeur des universités et psychanalyste, il a publié début 2013 aux éditions du Seuil un ouvrage intitulé Mal de femme, avec en sous-titre « La perversion au féminin ». L'ouvrage est bien présenté, agréablement écrit, et enrichi d'études historiques, de cas cliniques, et d'aperçus théoriques lacaniens solides et rigoureux. Pourtant, en matière de perversion féminine, l'auteur se limite à un choix plutôt restreint : il se fixe sur le syndrome de Lasthénie de Ferjol et sur les diverses pathomimies féminines, laissant dans l'ombre les cas de pédophilie, de sadisme, de masochisme ou