You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Il fait plus clair… quand on joue ».
Dans la préface de cet ouvrage collectif, Roger Perron rappelle que le psychodrame s'adresse à des sujets pour qui le jeu remplace « la bienheureuse polysémie » du langage. Comme le langage, il fait exister les choses dans le monde de la perception, de l'action et de la représentation en déployant des situations, des rapports entre personnes, qui ont été, n'ont pas pu être, auraient pu être. Jeu éminemment paradoxal, « En vrai » pour que son écho affectif soit suffisant, « Pour de rire » pour rester tolérable. L'interprétation transformant la représentation qu'a le patient de son histoire.
Le livre s'ouvre sur un rappel historique d'Isaac Salem, « Histoire, indications et spécificité du psychodrame analytique », rappelant ce que l'on doit à Jacob Levy Moreno qui invente une méthode dramatique cathartique pour « surmonter les conflits », à Vienne, en 1920.
Puis, vers 1950, en France, Serge Lebovici, Jacqueline Moreau-Dreyfus, René Diatkine et Évelyne Kestemberg donnent forme au psychodrame analytique individuel, appliqué aux enfants et aux patients psychotiques adultes. Et Didier Anzieu, se référant à Lacan, propose un psychodrame de dimension groupale qu'il différencie de la méthode éducative de Moreno et du psychodrame de S. Lebovici, trop proche, à son goût, de la psychanalyse individuelle, tandis que Gennie et Paul Lemoine imaginent un psychodrame où